Que du bonheur
Première victoire en P1500, une sacrée surprise. Quelle joie lorsque Yoan Boronad m’a proposé de faire équipe pour le P1500 d’Esprit padel. Nous nous connaissons depuis longtemps, nous nous sommes retrouvés plusieurs fois sur la même piste mais jamais du même côté du filet en compétition officielle. Une première donc. Et quelle première ! Conclue par une victoire, une première en P1500 pour moi.
Début de tournoi pianissimo
Je savais que l’occasion de jouer à nouveau avec Yoan ne se présenterait pas de si tôt. J’avais à cœur de jouer mon meilleur padel pour ne pas le décevoir. J’ai entamé le tournoi un peu crispé, en ayant peur de mal jouer. Rapidement, j’ai compris qu’il était difficile de mal jouer avec Yoan. Il fait tout sur le terrain ! A la fois d’un point de vue sportif : il défend, il court, il construit le point, mais aussi du point de vue mental : il t’encourage, il te met en confiance et stratégique : il coache. Oubliées les appréhensions de début de match, je me suis très rapidement senti à l’aise et en confiance, mon niveau de jeu a naturellement suivi.
Un niveau de jeu crescendo
Après un premier match bien géré, nous allions jouer en 8ème de finale, la tête de série n°4, Thomas Seux et Nathan Courrin, deux excellents joueurs expérimentés. Nous savions que ce match serait un véritable test, l’occasion d’accorder nos instruments. Nous avons passé l’épreuve du test avec succès en remportant la victoire et surtout, en montrant un niveau de jeu prometteur pour la suite. Mais dans le sport rien n’est acquis, le quart de finale a été plus poussif. J’ai beaucoup moins bien joué, plus lent, plus irrégulier, moins efficace. Heureusement, Yoan a continué à monter en puissance et a fait ce qu’il fallait pour nous envoyer en demi-finale.
Une demie sur un tempo prestissimo
La demi-finale s’annonçait de haut niveau, contre la tête de série n°1, Adrien Maigret et Jérôme Inzerillo. Une chose était sûre, si je jouais comme en quart, le tournoi s’arrêterait pour nous. Heureusement, ça n’a pas été le cas. Au terme d’un match intense, nous sommes venus à bout des favoris du tournoi. Une petite surprise, étant donné les forces en présence. J’apprendrai plus tard, à mes dépens, que le statut de favori n’est pas des plus facile à défendre. En tout cas, nous n’étions plus qu’à une marche du titre, avec la ferme intention de la franchir. Et au vu du niveau que nous avions été capables de produire, nous pouvions légitimement y croire.
Un finale sans fausse note
Face à nous, un mur, Damien Lozano et Pierre Perez le Thiec, contre lequel de nombreuses paires se sont cassés les dents. Têtes de série n°2 du tournoi et récents vainqueurs d’un P2000, la partie s’annonçait très compliquée. Mais nous n’allions pas nous laisser impressionner, si près du but. En confiance, après la partition que nous venions de jouer, trois matchs gagnés sans perdre un set, nous sommes entrés sur le terrain tambour battant. Une fois de plus, Yoan a été parfait en compositeur et chef d’orchestre, quant à moi, il m’incombait de suivre ses consignes, de respecter le rythme et de jouer sans fausse note. Mission accomplie : nous avons remporté la finale en deux sets maîtrisés.
Morale de l’histoire : n’en déplaise à Jean de la Fontaine, il existe des situations, certes rares, où la fourmi, discrète et travailleuse, peut très bien s’entendre avec la cigale flambeuse.



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